Compte rendu du congrès national des radios associatives de

vendredi 20 décembre 2013 par Webmaster Crancra

Le congrès national des radios associatives 2013, qui s’est tenu à Lille les 21 et 22 novembre 2013, a abordé certaines questions qui agitent l’actualité des radios associatives, notamment la « Diversité radiophonique : à quel prix ? ». et a été l’occasion de moult débats, ateliers, rencontres. Louis s’est déplacé pour l’occasion en qualité de salarié de RDWA et a participé à une partie des activités proposées.
 
Jeudi 21 novembre 2013
 
A - Atelier FSER

Vu la profusion des ateliers, Je n’ai pu bien sûr assister à tous. Le jeudi, j’ai participé au traditionnel atelier FSER pour apprendre à remplir correctement le dossier FSER. Sans sombrer dans les détails, j’y ai appris entre autres que les stagiaires de troisième dont nous faisons un usage immodéré ne comptent pas pour le FSER. Ce point fait partie des sujets de désaccord entre les représentants des radios associatives et le FSER.
A été aussi évoquée une piste intéressante que RDWA n’a pas encore explorée, les Mig & les Mic. Ce sont des messages d’intérêt général ou collectif. Non comptés comme publicité, ils sont payants ; ils peuvent être proposées à des associations ou institutions pour relayer leurs actualités. Ils peuvent prendre la forme de spots courts conçus avec la structure cliente et diffusés plusieurs fois tout au long d’une période prédéterminée.
Enfin, corroborant notre envie de devenir centre de formation agréé afin d’enseigner les techniques actuelles de réalisation d’émissions, la formation est très bien prise en compte par le FSER, que ce soit en termes de formation de personnes extérieures par nous que de formation professionnelle du personnel salarié de la radio (50 heures de formation d’un salarié = 1 point FSER !!! ).
En ce qui concerne le dossier proprement dit, il n’est pas encore disponible sur le site du ministère de la Culture (il le sera en février), pour une date limite de dépôt non encore fixée (mars avril ?)

B - Séance Plénière : Diversité radiophonique : à quel prix ? Avec le président du FSER, André Gauron

Les inquiétudes concernant le financement de nos radios associatives auront été au cœur de ce week-end. Le projet de loi de finance 2014 prévoit une baisse du FSER de 200 000 €. Si tel est le cas, comment les radios associatives pourront-elles compenser ce manque à gagner ? Et comment convaincre l’État que la mission de communication sociale de proximité que remplissent les radios associatives mérite un financement conséquent ?
En particulier, la disparition de L’EPRA, ce Groupement d’Intérêt Public (GIP) créé en novembre 1992, à l’initiative des pouvoirs publics et en partenariat avec des acteurs privés et associatifs du secteur radiophonique, ayant pour objet la mise en œuvre d’une banque de programmes radiophoniques favorisant l’intégration en France des populations issues de l’immigration et la lutte contre les discriminations, est très préoccupante. Les négociations actuelles pour remplacer l’EPRA sont au point mort.
J’ai quant à moi posé une question aux dirigeants du FSER concernant leur prise en compte de l’utilisation des nouvelles technologies par le FSER. En effet, RDWA propose des services nouveaux et très appréciés par nos auditeurs (une émission par page avec résumé du contenu & données associées et Podcast illimité dans le temps de tous nos contenus), qui demandent un travail supplémentaire. Ces plus proposés par notre antenne préfigurent les prestations qu’on peut attendre des radios utilisant le canal de la RNT et devraient être accompagnées voire favorisées par une prise en compte adéquate par le FSER. Les représentants du FSER admettent qu’une réflexion future pourrait être menée dans ce sens.
En fin de journée eu lieu la projection du documentaire "Les z’entonnoirs" de Marine Place. Les Z’Entonnoirs est une émission radio hebdomadaire réalisée sur Roubaix depuis 2005 et animée par des infirmiers et des personnes présentant des troubles psychiques. Pour ceux que ça intéresse, vous pourriez emprunter (je l’ai acheté) ce film profondément humain et passionnant, car RDWA avait eu un moment le projet de monter une émission avec les pensionnaires de l’Esat de Recoubeau et ça pourrait éventuellement relancer une telle émission.
 
Vendredi 22 novembre 2013
 
C - Séance Plénière : Décentralisation acte 3, quel pouvoir pour les CTA ? Avec Patrice Gélinet du CSA, et deux représentants du CTA (branches régionales du CSA) du Nord.

Les CTA sont les interlocuteurs privilégiés des radios de proximité. Nous attendions beaucoup des nouvelles compétences attribuées aux CTA par le CSA. Quel bilan pouvons nous aujourd’hui dresser de cette nouvelle distribution des prérogatives entre Paris et les régions ? Les pratiques ont-elles réellement évoluées ? Les décisions sont-elles plus favorables aux radios associatives ?
De ce débat, il en est ressorti deux choses qui pourraient nous intéresser plus particulièrement. Tout d’abord, il a été question de la lenteur prise par le CSA pour traiter certains types de demandes comme les attributions de nouvelles fréquences. (2 ans minimum). Apparemment, la complexité de la procédure d’attribution de fréquences rend ce délai incompressible. Confirmant les dires de Mme Derville du CSA en juin, il est conseillé de monter notre dossier maintenant, même si nous n’avons pas l’argent pour financer un deuxième site d’émission. La deuxième est un long débat sur le serpent de mer « RNT » et comme d’habitude, nous n’avons pas de nouvelles précises......
 
D - Atelier - Politique de la ville et lien social Quelle place pour l’expression des habitants des quartiers dans un avenir post-EPRA ?

Notre rôle peut-il être limité à l’expression des habitants dans le cadre de projets de réhabilitation ? Politique de la ville et développement du lien social en zone rurale, quelle complémentarité, quelle égalité de moyens ? Dans cet atelier, où il m’a été demandé de m’exprimer pour relater comment RDWA assumait son rôle de communication sociale de proximité, il a été question encore des EPRA et de leur remplacement éventuel.
Il a été question de lobbying aussi. Fadéla Benrabia, conseillère intégration auprès du ministre de l’Intérieur, acquise à la cause des radios associatives, nous a dit qu’un de problèmes des radios associatives, c’est qu’elles étaient absentes des antichambres ministérielles. Le CNRA (Congrès National des Radios Associatives) et les fédérations régionales de radios associatives (CRANCRA pour Rhône-Alpes) font bien ce qu’ils peuvent pour représenter l’ensemble des radios de type A (non commerciales) mais n’ont pas suffisamment de moyens pour effectuer un lobbying efficace. Suite à cette réunion, Véronique Boulieu et Farid Boulacel, tous deux membres de la CRANCRA, m’ont proposé de les aider en matière de lobbying. Bien que ma charge de travail soit déjà lourde pour faire tourner RDWA, j’ai accepté cette responsabilité car ce n’est pas parce que RDWA va bien que nous sommes à l ’abri d’une décision ministérielle baissant nos ressources et nous mettant ainsi en danger. Pour moi, cela représentera à peu près un week-end de travail par mois à Paris en qualité de bénévole et suppléant de Farid Boulacel, président de la CRANCRA.
 
E - Atelier - Renouvellement des forces vives, transmission. Comment favoriser l’engagement des bénévoles au sein de nos associations ? Comment les accompagner dans leur accession vers des postes d’administrateurs ? Comment favoriser la transmission du savoir détenu par les « Historiques » ?...

Il a été rappelé que des radios sont mortes d’un déficit de vie associative, ne laissant d’autre solution aux salariés désireux de sauver leur emploi que de passer en radio de type B, commerciales.
Or, autant nous ne sommes pas encore concernés par le problème de la transmission du savoir et des pouvoirs des créateurs de la radio, autant celui de l’implication des bénévoles dans la vie associative concerne toutes les radios, dont la nôtre. Certes, nous ne pouvons nous plaindre de la vie associative, fort riche, de RDWA, mais on peut toujours faire mieux, et nous ne sommes pas épargnés par le phénomène dit de la « Radio Consommation », des personnes venant faire leur émission sans se soucier de la vie associative de la radio. Face à ce constat général, les meilleures idées proposaient la créativité comme vecteur de mobilisation des bénévoles ; par exemple en combinant des événements (concert+buffet....) avec les assemblées générales, de faire les AG comme une émission de radio, de confier les restitutions orales des comptes rendus (rapport moral+activité) à des bénévoles qui les présentent comme une émission radio. En plus, la vie associative peut s’entretenir avec des petits moments festifs et conviviaux comme des repas, des fêtes, des randonnées...
En conclusion, la participation à ce genre de grands-messes annuelles des radios associatives par un ou plusieurs membres de notre radio peut sembler superfétatoire eu égard à nos faibles moyens humains, mais elle ne l’est absolument pas. N’oublions pas que, si RDWA existe aujourd’hui, l’action de notre fédération a été déterminante lors de l’attribution de la subvention régionale ID-Clic Solidaire. Nous leur devons aussi une solution de streaming gratuite. Il paraît normal de contribuer à ce travail de représentation et de défense des radios associatives par notre fédération dans la mesure de nos moyens. Enfin, cerise sur le gâteau, ma participation aux missions de la CRANCRA est prise en compte par le FSER, et elle nous apportera donc des ressources financières supplémentaires.


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